Mots en liberté

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Romans


On grandit, on oublie...

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On grandit, on oublie...

Auteur : Michel DARVERT

ISBN : 978-2-919484-24-9

 

 

 

 

 

 

 

 


29/04/2017


A corps perdu paraît sur VIDICI

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04/04/2016


À CORPS PERDU

À CORPS PERDU

Roman

auteur : Alain MARTY

ISBN : 978-2-919484-19-5

 

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Prix de vente : 15 €

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Résumé :

Elle était heureuse la petite gardienne de chèvres berbères dans son village haut perché de l’Atlas marocain. Et puis l’étranger est arrivé alors ce jour-là sa vie a basculé.

 

Pour être près de lui, elle sera prête à tout sacrifier, même son honneur, et peut-être sa vie.

 

Vivez avec elle la conquête du Tamazgha, auprès d’un homme aux pouvoirs étranges, qui peut séduire toutes les femmes qu’il veut, mais qui conduit aussi ses légions de la Mauritanie au Soudan, et bien plus loin encore…

 

Extraits : 

11

 

Fondation

 

 

 

 

Béni soit Celui qui efface, les noms, prénoms, fonctions et qualités, pour faire de nos visages de purs miroirs où se reflète Sa face. (Prière soufie)

 

Tout a commencé quand Sara est venue me dire que j’allais avoir des nouvelles. J’attendais un courrier ; mais non, ce sont les colporteurs qui viennent au village pour donner des nouvelles, des rumeurs, disant qu’à Casablanca, il se passerait des « choses » bizarres ; les jeunes des quartiers pauvres construiraient des maisons gratuitement. Personne ne l’a cru, mais quand ils ont dit que c’était un homme inconnu qui les dirigerait et qu’ils le suivraient parce qu’il aurait un grand pouvoir et obtiendrait des aides du gouvernement, alors j’ai compris : cet homme ne pouvait être que Raf.

Je me suis entraînée pour devenir plus forte encore, plus adroite, plus résistante, et je n’étais pas la seule, d’autres filles venaient avec moi ainsi que de nombreux garçons. Chaque fois que l’un d'eux me serrait un peu trop près, je le rabrouais et me dérobais, au grand désespoir de ma mère qui disait que j’avais déjà dépassé l’âge où on se marie. Heureusement, mon père me soutenait ; ce n’était plus pareil, j’étais un peu son garçon manqué. Il ne disait rien non plus quand je restais très tard auprès de Sara, espérant un Oracle qui ne venait pas. C’était sans importance d’ailleurs, j’étais devenue son amie et moi aussi, un jour, j’ai posé ma main sur sa joue. Depuis, je la prends souvent dans mes bras bien qu’elle soit plus âgée que moi, mais je suis la plus forte, la protectrice.

Une camionnette est arrivée un jour avec des jeunes qui venaient pour des inscriptions. Tous peuvent s’inscrire quel que soit leur âge, mais, ils ne seront appelés qu’en fonction des disponibilités. Après trois mois de stage, si on le souhaite, on peut s’engager pour cinq ans, comme à l’armée, avec une formation dans le métier choisi, sous réserve de disponibilité, logement, vêtements et nourriture fournis, mais pas de salaire.

— Vas-y, c’est Raf qui t’appelle, m’a dit Sara.

Ma mère a dit non. Mon père a dit oui. Je me suis inscrite sur les formulaires, avec cinq filles et onze garçons. Beaucoup d’autres auraient bien voulu, mais les parents s’y sont opposés ; ils étaient inquiets de les voir partir. Dix jours après, un courrier de confirmation est arrivé avec un en-tête inconnu : Fondation-Maroc.

Avec deux garçons du village d’en haut, je suis la seule fille du village qui soit acceptée pour l’instant, mais il faut attendre encore. Il a fallu patienter deux longs mois, et un courrier est enfin arrivé nous signifiant d’être prêts pour la semaine suivante, sans bagages, juste le minimum pour la route. Je m’en souviens comme si c’était ce matin…


03/01/2016


UNE NUIT DE LOUP

UNE NUIT DE LOUP

Auteur : Gérard de l'Extrême

Roman

ISBN : 978-2-919484-20-1

 

Prix de vente  15 €

 

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Ce roman est une publication des Editions La Safranière

du 23 décembre 2015

 

Résumé

Cette histoire est celle d’une famille ordinaire qui, comme le reste de la planète, va vivre un événement inimaginable.
Un événement du cosmos, le doigt de Dieu, peut-être autre chose, mais très certainement une forme de punition, « une fin du monde », diront certains.

Scènes intimes, histoire pleine de tendresses, violences, tout y est.

Cette histoire vous révèle que nous nous sommes trompés de route en nous éloignant de la nature, et que le hasard va nous repositionner à la place réservée aux hommes.

 _________________________________

Comme chaque année, avec sa petite famille, Charles venait séjourner une semaine chez ses parents dans les Cévennes, avant de rejoindre son logement du bord de mer, à Sète. La lumière, que perçut Charles en pleine nuit, emporta le magnétisme et la conductibilité dans les métaux. Les conséquences de cet étrange phénomène obligèrent les hommes à vivre prisonniers localement, une situation dramatique.

Démunis devant une nature sauvage, sans les armes de la modernité, les hommes se retrouvèrent isolés les uns des autres et privés des moyens de la mobilité.

Ce fut le retour instantané aux conditions de vie d’avant le début du vingtième siècle (1920) où l’on commençait à peine à distribuer le courant électrique, et au milieu du même siècle, où l’usage des automobiles était devenu un mode de vie,

Charles, sa famille et ses amis vécurent cette aventure avec fatalisme et, dans leur petite vallée, se soudèrent pour survivre au sein d’une nature peu généreuse.

Alors, que le monde s’écroulait autour d’eux, que dans les villes, les hommes s’entretuaient ou mouraient de faim, et que d’autres étaient victimes de la panne, ils réussirent à accepter leur vie nouvelle dans une prison sans barreaux.

 

La fin du monde, celle que nous imaginons habituellement pourrait être beaucoup plus punitive, encore plus terrible. Imaginez qu’elle nous ramène si loin dans notre passé, que nous soyons obligés de recommencer notre évolution ; que se produirait-il ? Serions-nous capables, individuellement et collectivement de rester dignes, d’accepter ?

Pourtant, ce qui nous arriva, fut la plus extraordinaire fin du monde que nous pouvions imaginer, la plus belle des punitions : la fée électricité, que nous avions oubliée à force d’estimer qu’elle nous appartenait, celle qui nous avait tout donné, s’en était allée.

 

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02/01/2016


Une fleur sous la mer

Une fleur sous la mer est un roman proposé par David Max Benoliel

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Après un décalage dû aux délais d’impression, mon dernier roman « Une Fleur sous la Mer » est distribué et fera l’objet d’une présentation et séance de dédicace à la Maison de la Presse de Royan, 1 rue Gambetta, le mercredi 16 juillet prochain à partir de 10 heures 30.

Il s’agit d’un thriller dont les héros sont mes enfants préférés le Commissaire Eliza Sonnelier et Siméon Herrero qui se trouve être auteur de romans policiers. L’action se déroule au Portugal, en Algarve exactement, région que je connais bien. Si tous deux y viennent à ce moment-là, c’est pour cause de voyage de noces.

Lune de miel interrompue en raison du métier d’Eliza, venue de Pandora, fille de Siméon, assassinat de leur femme de ménage, l’histoire est lancée.

L’histoire. Or comme nous nous intéressons à la littérature, je me permettrais de vous dire qu’un roman n’est pas qu’une histoire : un roman est un objet, un peu de la même manière qu’un tableau ou une sculpture. Il n’est pas fait de toile et de couleurs, ni de bois ou de marbre. Il a un style. Il est fait de mots qui appartiennent à une langue, le français (ou l’anglais, ou…, ou…) et d’un langage dont la structure intrinsèque joue un rôle important, même à notre insu.

Nous en parlerons en détail une autre fois, plus particulièrement du problème de la linéarité, puisque le récit se déroule dans le temps pour narrer une histoire qui elle aussi se déroule dans un temps qui lui est propre.

Aujourd’hui, je voudrais attirer votre attention que chaque auteur ne peut pas se contenter de raconter les événements à la queue leu-leu, mais doit créer une structure propre, à ses livres en général, mais aussi à chacun d’entre eux.

            « Une Fleur sous la Mer » est un encastrement de romans. Ce qui est plutôt inhabituel pour un policier. Mon livre est dédié à un auteur anglais, Len Deighton, qui a écrit entre autres de nombreux romans d’espionnage. Parmi ceux-ci, l’un d’eux « Horse under water », se déroule en Algarve. Ce « cheval sous l’eau » est en fait un sous-marin coulé pendant la guerre. De plus « horse » en argot anglais (comme en argot français) désigne l’héroïne.

J’ai eu l’idée de ce roman à l’endroit même où Deighton a situé le centre de l’action du sien, soit 27 place Miguel Bombarda à Albufeira. Dans mon histoire, mon personnage Siméon Herrero est également un admirateur de Deighton et décide de lui dédier un roman précisément lorsqu’il se rend lui-même Place Miguel Bombarda.

Le roman qu’écrit Herrero s’intitule lui-même « Une Fleur sous la Mer ». C’est l’annonce de ce projet de roman à la télévision qui sera le déclencheur de toute l’action de mon histoire en réveillant les fantômes du passé.

De plus, pour créer une tension supplémentaire l’histoire se partage en quatre séries narratives :

1/Un liminaire (pages 9 et 10) qui se situe dans un passé mal déterminé mais que dont on connaîtra la date plus loin dans l’action

2/ Le chapitre 1 (pages 10 et 11) intitulé « Menottés », qui se trouve loin dans l’action. Ce point ne sera rattrapé qu’au chapitre 60 (page 229) intitulé « Toujours menottés »

3/ Le premier corps du récit qui va du chapitre 2 au chapitre 59

4/ La suite et fin de l’histoire et ses dénouements, qui vont du chapitre 60 au chapitre 79.

Bien entendu, les points de vue étant multiples, il y a des « changements d’angle » du récit ; certains passages sont narrés par des acteurs différents, ce que j’ai appelé pour des livres antérieurs «  un récit à plusieurs voix ».

Tout cela a été choisi afin d’animer le récit et  éviter l’ennui de ce que j’appelle « le roman procès-verbal ».

Enfin, coquetterie classique dans ce que j’écris, il y a un indice important au chapitre 6 (page 29).

Je vous invite à suivre le fil de l’intrigue et j’espère que vous y aurez du plaisir. Vous trouverez plus loin le chapitre premier

 

 

                                                  INSERTION

 

1

 

Menottés !

 

Cela ne durait pas depuis très longtemps, mais je commençais à trouver la position inconfortable. Jugeons-en un peu : j’étais assis sur un sol pierreux au pied d’un arbre, le poignet droit pris dans des menottes, mon bras droit était étiré au-dessus de moi parce que la chaîne de ces menottes faisait une boucle autour d’une branche solide et que l’autre bracelet était solidement fixé  au poignet gauche de la personne assise à ma droite.

Cette personne était, précision à toutes fins, aussi mal installée que moi,  son bras gauche étiré parallèlement au mien droit. Je tournais mon visage vers elle :

—Commissaire, lui dis-je, comment comptez-vous nous tirer de là ?

—Mon chéri, me répondit Eliza, nous ferons comme d’habitude : tu écris l’histoire et moi je la joue.

Elle me souriait tendrement et me fit un clin d’œil qui occulta pendant une seconde l’éclat profond de son œil gauche ombré de cils plus longs et plus beaux que ceux de la reine Cléopâtre. Je m’étonnais une fois de plus de l’extrême calme qu’elle manifestait en toutes choses, et de la trouver d’humeur plutôt flirt alors que notre situation n’était guère brillante, notre avenir incertain et notre vie menacée.

L’arbre auquel nous étions enchaînés n’était couronné que d’un entrelacs de branches sèches et nous étions en plein soleil. Il faisait chaud. Nous nous trouvions dans la cour d’un hangar désaffecté et presque en ruine, en bordure de la lagune. Il avait dû servir à entreposer et conditionner le sel provenant de plusieurs marais salants creusés à l’entour et également désaffectés. Les quatre hommes qui nous avaient enlevés et jetés dans un  gros fourgon après nous avoir ligotés, nous avaient arrimés à cet arbre. Ils avaient défait nos liens, et nous sachant dans l’impossibilité de nous enfuir ne nous avaient même pas bâillonnés : nous étions à des kilomètres de toute présence humaine, en admettant que nos voix puissent franchir les hauts murs qui nous entouraient.

—Mes jeans vont être fichus ! soupira Eliza.

Il était vrai que le sol terreux, rougeoyant par endroits de traces de rouille qui avaient coulé des toits de tôle à l’abandon, n’était pas du tout ce qu’il fallait au pantalon de jean blanc qui moulait agréablement ses formes. J’admirais en silence le sang-froid de mon épouse, qui même en ces circonstances ne perdait pas son sens de l’élégance.

A peu de distance de nous s’ouvrait béant l’accès au hangar, aux gonds duquel pendaient encore les débris de deux portes.  Appuyé à l’une d’elles, un jeune homme courtaud, mal rasé et antipathique ne nous perdait pas du regard, et pointait vaguement dans notre direction un fusil de chasse automatique. Le fourgon avait été garé contre le mur et son mauvais état était assorti au spectacle global de délabrement. De l’espace sombre du hangar une voix rocailleuse avec un accent portugais populaire cria :

—Manoel !

Il nous lança un regard torve, se tourna vers l’intérieur et répondit par un « O quê ? » aux éclats agressifs.

—Aïe ! dit Eliza.

Je trouvais que ce « aïe » avait un caractère euphémique indiscutable.

—Pourtant, me dis-je, toute cette histoire avait bien commencé. Par un mariage, d’ailleurs.

 

 


13/07/2014