Mots en liberté

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Le coup de coeur de Gérard PROST

La Cathédrale de la mer

d'Ildefonso Falcones

  [Littérature étrangère XXIe]

 Cathédrale de la mer.jpg

Éditeur : Robert Laffont
Publication : 14/4/2008

Résumé du livre

Au cœur de la Barcelone médiévale, de la Grande Peste à l'Inquisition, Arnau, jeune paysan, endure les pires tourments et humiliations pour devenir un homme libre. Son destin hors du commun en fera le héros de tout un peuple... Au XIVe siècle, au rythme de la construction de l'église Santa María del Marchef-d’œuvre du gothique catalan édifié « pour le peuple et par le peuple » en un temps record (cinquante-sept ans) –, le lecteur suit pas à pas le parcours semé d'embûches d'Arnau Estanyol pour conquérir sa liberté. Fils d'un paysan exilé à Barcelone, devenu membre des bastaixos – une confrérie de porteurs de pierres chargée de convoyer leurs chargements jusqu'à la future cathédrale –, puis vaillant soldat du roi, il fait fortune avec l'aide du juif Hasdai, dont il a sauvé les enfants. Le voilà riche cambiste, consul... et époux, bien malgré lui, de la pupille du roi. Malgré son statut et ses nombreuses responsabilités dans la cité catalane, il saura résister aux plus terribles machinations, à l'Inquisition, et n'aura de cesse de défendre les pauvres et les esclaves...

Cathédrale littéraire
Grand lecteur et fin connaisseur de l'Espagne médiévale, Ildefonso Falcones a consacré dix années à l'écriture de « La Cathédrale de la mer » qui est son premier roman.

 

Succès
Le roman a rencontré un grand succès auprès du public espagnol et a été traduit dans une trentaine de langues.

 

La revue de presse

Livres Hebdo — Jean-Claude Perrier (28 mars 2008)
Fondé sur une trame authentique puisée dans la Cronica du roi Pierre IV, « La Cathédrale de la mer » est un roman picaresque médiéval dans la meilleure tradition du genre. Ample, foisonnant, bien documenté, passionnant.

Roman historique. En Espagne, un avocat d'affaires connaît un immense succès avec un livre retraçant l'épopée d'un porteur Barcelonais. L'ouvrage s'est vendu à 1,5 million d'exemplaires, et les lecteurs marchent dans la ville sur les traces du héros.

Un joyau parmi d'autres dans les rues de Barcelone. En limite du quartier gothique s'élève Sainte-Marie de la Mer. Une église aux allures de cathédrale, qui séduit les touristes par sa luminosité, sa légèreté, ses voûtes immenses. Combien d'entre eux ont une pensée pour ceux qui l'ont construite ? La « Cathédrale du peuple » a été édifiée au XIVe siècle grâce à la ferveur populaire. En un temps record : 57 ans ! Gravé près de l'autel, un médaillon rappelle les bastaixos, ces porteurs qui descendaient sur leur dos les pierres de la colline de Montjuïc.

Porté, lui, par son amour de l'écriture, Ildefonso Falcones a consacré dix ans à sa Cathédrale de la mer. Une grande fresque historique à laquelle cet avocat d'affaires de 49 ans s'attelait chaque matin avant de partir travailler. Elle retrace l'épopée des porteurs, à travers l'extraordinaire destin de l'un d'eux. Arnau, serf affranchi devenu porteur, agent de change, puis richissime consul, sauve des Juifs de la mort, échappe à la peste, puis à l'Inquisition... Sorti en Espagne en 2006, le livre connaît un succès phénoménal : 1,5 million d'exemplaires

vendus, 46 rééditions. Ses droits ont été achetés dans trente pays. L'ouvrage ressuscite avec bonheur le Barcelone médiéval. C'est une mine d'informations sur les petits métiers, la condition peu enviable des femmes, l'oppression des Juifs... Malgré des personnages un peu caricaturaux et un style méritant d'être affiné, l'histoire accroche fermement le lecteur.

Au pied de « sa » cathédrale, Ildefonso Falcones semble encore sonné par ce succès. Cet homme un peu austère, qui écrit « pour oublier le stress », a des dizaines de manuscrits dans ses tiroirs. Il n'a changé « ni de maison, ni de voiture, même pas de montre ! » Pourtant, son livre a déclenché un phénomène un peu semblable au Da Vinci Code. Désormais, des lecteurs arpentent la vieille ville sur les traces d'Arnau, curieux de voir son étroite maisonnette de cambiste, le palais de l'évêque où il est enfermé, une noble demeure semblable à la sienne, avec ses escaliers majestueux... Une façon originale de plonger dans les ruelles pleines de vie de cette ville enchanteresse.


Florence PITARD.

 

Mon avis :

 

Ce livre est un monument, je suis certain que beaucoup l’ont déjà lu, mais pour les autres, c’est un ouvrage à ne pas ignorer. Quelle précision ! Quel travail de recherche ! Pour nous faire vivre aux moyens âges en Espagne dans cette ville de Barcelone.

Quand un auteur bosse dix ans, il faut au moins le lire.

 

Je mets encore la note la plus haute : 22/20 !

 

Gérard PROST



30/03/2014

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