Mots en liberté

Mots en liberté

La poésie vue du ciel

Perdu dans les nuages,

Les mots chantent la vie,

Au bonheur des rois mages

Qui apporte nos envies.

 

 

La poésie est aux yeux du poète un bijou merveilleux. Les mots sculptés pour ne pas dire : ciselés, il les choisit dans son cœur, car, pour ceux-là, il n’y a pas de dictionnaire. Façonnés au rythme d’une musique douce ou emportés par un tourbillon de notes, les mots du poète nous charment et nous invitent à la rêverie.

 

Le mystère de la poésie est grand. Les émotions, qui se dégagent des poèmes à la lecture des mots, restent une énigme qui traverse le temps, comme si elles appartenaient à un art inné. En effet, quelle que soit l’époque, cette forme d’expression marque toutes les civilisations. Faisant partie des âmes, de l’Orient à l’Occident, du Nord au Sud, les faiseurs de beauté, les charmeurs de tous genres, usent des mots choisis pour envoûter ou générer la plénitude. Créateur de mondes merveilleux, enchanteur, tribun, barde ou chanteur, le joueur de mots est mon ami.

 

Cependant, la poésie, cette expression naturelle, se trouve prisonnière de la carapace humaine. Elle ne vit que dans l’intimité de soi, et, pas assez souvent, elle s’échappe, elle s’envole et inonde les esprits dans des cénacles de communication. Il est loin le temps des rencontres, il est loin le temps du partage des émotions en des lieux où le charme opérait. La vie moderne où il semble impossible de s’ennuyer contraint les hommes à s’ignorer.

 

Je suis, nous sommes, nous devrions tous être des adeptes de la poésie vivante, de la poésie libre qui envahit tous les cœurs. Enfants, jeunes, riches ou pauvres, malades ou biens-portants, vieux et centenaires, notre lien avec le rêve se trouve dans les mots du poète. Faire vivre la poésie est un devoir, un sacerdoce, mais surtout un plaisir incomparable ! Chaque mot écrit, chaque mot entendu, correspond à un message subliminal, qui, agréablement, détruit la souffrance, la peur, le mal-vivre, puis repousse inexorablement les ravages du temps et la mort.

 

À vous qui lisez mon apostolat, je vous déclare ma foi en la poésie et ses bienfaits humanistes. Sachez que toutes les révolutions sont enguirlandées de vers à la musique des aficionados. Sachez que toutes les religions sont ornées de psaumes ou de versets aux musiques spirituelles. Sans être fou, je vous invite à vous évader de votre carcérale vision du monde et à me rejoindre à la porte du bonheur pour vous élever dans les nuages, là même, où les oiseaux ne vont jamais.

 

 

Gérard de l’Extrême – 23/11/2011



30/10/2013

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